Cinéphile m'était conté ...

Cinéphile m'était conté ...

L'art du grotesque (L'homme qui rit)

L'aspect baroque, gothique et volontiers grotesque de L'homme qui rit est plutôt convaincant dans la première moitié de cette adaptation de Victor Hugo par Jean-Pierre Améris. Depardieu, on ne va pas tarder à s'en apercevoir, est pour beaucoup dans la bonne tenue du film. Il est touchant et toujours aussi brillant dans la déclamation de monologues littéraires. Tout part à vau l'eau ensuite quand l'homme qui rit rencontre "sa" duchesse et s'introduit dans un nouveau monde factice et cruel. Le grand Gérard s'efface, la jolie romance avec sa dulcinée aussi et le réalisateur est incapable de changer de braquet et de donner de l'épaisseur à son discours social. Malgré de réelles qualité d'atmosphère (burtoniennes), le film sombre peu à peu dans l'à peu près et le grotesque, cette fois involontaire.

 




02/01/2013
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 37 autres membres